240629 – J5 DES

Ève avait pris les choses en main. Au sein de leur polycule, les personnalités étaient toutes différentes. Les kinks aussi. Au cours d’une fête endiablée, l’un·e d’entre elleux (peut-être July ?) avait évoqué l’idée d’une soirée dédiée à chacune de leurs envies, toutes mêlées lors d’une joyeuse célébration amoureuse. L’idée avait fait son chemin, mais sans personne pour la mettre en branle, le soufflé était quelque peu retombé. Alors Ève, la plus organisée d’entre toustes, avait pris les choses en main et tracé un plan avec les envies et les limites de chacun·e.

Alors qu’elle regardait Val et Mick s’ébattre sur le lit, la langue du premier enfoncée loin dans le vagin de læ secondæ, elle se félicitait encore de son initiative. Sophie était agenouillée devant elle, la bouche refermée autour de son sexe en érection, la bave se mêlant à la sueur et au liquide pré-séminal qui coulait de son gland. Sophie connaissait la consigne : ne pas la laisser éjaculer, pas tant que Val et Mick n’avait pas fini. Pourtant, une succion trop insistante de la part de sa partenaire la fit basculer, et elle se retrouva pliée en deux vers l’avant, le liquide chaud débordant des lèvres de la jeune femme agenouillée qui s’était reculée sous l’effet de la surprise.

« Oh, Soph… » Ève la prit par la main, l’aidant à se relever, et la guida jusqu’au lit où Val et Mick leur firent de la place.

« Tu voulais juste jouer avec les autres, n’est-ce pas ? » Soph acquiesça, silencieuse. Dans une chorégraphie presque impeccable, elle se retrouva étendue sur le dos, Mick positionnæ au dessus de sa tête, approchant sa chatte de ses lèvres tandis que Val, se servant de sa propre cyprine comme lubrifiant, glissait un doigt dans son vagin et l’autre dans son anus. Soph poussa un soupir de soulagement qui fit sourire Ève, qui s’autorisa enfin à s’allonger à côté de ses partenaires, profitant passivement du spectacle.

Elle avait dû s’endormir, car quand elle se réveilla, sa tête reposait dans le giron de Colombe, enfin rentré de sa journée de boulot. Mick lui signa son inquiétude, et elle læ rassura : ce n’était qu’un coup de barre, et elle se sentait prête à continuer.

« Tant mieux », dit Colombe, se penchant en avant dans un angle impossible pour s’emparer de son sexe ramolli et le glisser entre ses lèvres, le suçant en douceur jusqu’à ce qu’Ève sente son érection se réveiller.

« On a une surprise pour toi », annonça Val, lui tendant la main pour l’entraîner vers le salon, les autres à leur suite.

Dylan, la partenaire de Val, était allongée sur le canapé, July à ses pieds enfonçant un rabbit lentement dans son vagin, le bruit des vibrations se mêlant aux gémissements qui s’échappaient de Dylan.

« Elle n’attend que toi », lui signa Mick, à qui Ève s’était confiée un jour sur son attirance pour la partenaire a priori monogame de Val. Elle jeta un coup d’œil à ce dernier qui lui adressa un sourire rayonnant. Un couinement plus prononcé en provenance du canapé lui fit tourner la tête. Dylan avait ouvert les yeux et la fixait, une main tendue vers elle.

« S’il te plaît, murmura-t-elle, la voix rauque. Viens… »

Ève ne se fit pas prier et se précipita sur le canapé, déposant un baiser sur le crâne de July en prenant sa place, alignant son pénis en érection puis s’enfonçant d’un mouvement rapide entre les cuisses de Dylan.

Autour d’elles, les autres prirent place, dans un joyeux mélange de membres et de cris de jouissance qui les occupèrent tout l’après-midi. C’était le meilleur anniversaire qu’Ève puisse espérer, pensa-t-elle avant de retourner à sa partenaire qui l’attirait à nouveau à elle dans un éclat de rire.

Le texte initial était le suivant :

« L’évêque, délicieusement branlé par Zéphire, perdit son foutre philosophiquement, en joignant au plaisir qu’il sentait celui du délicieux tableau dont on le rendait spectateur. Il était furieux ; il gronda Zéphire, il gronda Curval, il s’en prit à tout le monde. On lui fit avaler un grand verre d’élixir pour réparer ses forces. Michette et Colombe le couchèrent sur un sofa pour sa méridienne, et ne le quittèrent pas. Il se réveilla assez bien rétabli, et pour lui rendre encore mieux ses forces, Colombe le suça un instant : son engin remontra le nez, et l’on passa au salon d’histoire. Il avait ce jour-là Julie sur son canapé ; comme il l’aimait assez, cette vue lui rendit un peu de bonne humeur. Le duc avait Aline, Durcet Constance, et le président sa fille. »

Les 120 journées de Sodome, par Sade

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