240627 – J4 DES

Content Warning : Pegging

Au départ, ça avait commencé comme un jeu entre eux. Ce truc cliché d’un couple qui aborde la quarantaine, ensemble depuis sept ans, ce chiffre qu’on dit mortel pour la libido. Mais Mica et Alice, c’était différent. Ils ne laisseraient pas la routine s’installer, oh non. Alors ils avaient « expérimenté », ce mot que leurs amis en couple chuchotaient du bout des lèvres en les regardant, sans savoir s’ils devaient les juger ou les envier.

Des « plans à 3 », à 4, le role play, les lieux atypiques, les jouets : ils avaient tout testé, joyeusement, mais toujours ensemble. C’était la seule limite qu’ils s’imposaient : tout explorer ensemble. Peu importe qui les rejoignait, peu importe pour combien de temps, ils étaient un package deal, jamais l’un sans l’autre, et se montraient toujours très transparent à ce sujet auprès de leurs partenaires de jeu(x).

Ils se sentaient comme des explorateurs, à la recherche d’un territoire encore inexploré, quelque chose qui assouvirait leur soif de sexe. Ils passaient des heures entières sur les forums, sur les blogs à lire des articles, faire des recherches, toujours en quête de nouvelles expériences.

Puis un soir… Alice s’était endormie, la tête posée sur l’épaule de Mica, son souffle chaud qu’il sentait lui caresser la nuque. Lui ne parvenait pas à trouver le sommeil, et scrollait presque sans but sur un blog qu’ils avaient découvert quelques jours auparavant, « Le Sexe Joyeux ». Un article retint son attention, et ses yeux s’écarquillèrent à la lecture de son contenu, son pouls s’accélérant. Il dût faire un mouvement, car Alice s’éveilla en marmonnant avant de le regarder d’un air inquisiteur. Il désigna son écran d’un doigt tremblant, la laissant prendre connaissance de l’article. Il était aux premières loges pour voir ses pupilles se dilater, et comprit que l’idée lui plaisait autant qu’à lui.

Quelques jours plus tard, l’email annonçant que leur colis avait été livré arriva dans la boîte mail de Mica, qui s’empressa d’envoyer un SMS à Alice : « Ce soir ? 😳 ». Puis sa réponse, presque instantanée : « Ce soir 🤗 ». La journée passa en un éclair. Il était incapable de se concentrer sur son travail, tout son corps tendu d’anticipation.

Alice l’attendait, vêtue d’une robe baby doll rose poudrée qui contrastait avec le feu qui éclairait ses iris et lui brûlait les jours. Mica déposa sa besace, envoya valser ses chaussures, et se précipita sur elle, la chassant dans les couloirs jusqu’à la chambre où elle fit volte-face, s’écriant : « Stop ! ». Il s’immobilisa direct, son souffle court et ses narines frémissantes, attendant la suite. Le scénario de la soirée était parfaitement ancré dans sa tête.

« Déshabille-toi. Lentement, que je puisse en profiter. Et lorsque tu te sentiras prêt, agenouille-toi sur le lit, et penche-toi en avant. »

Ses mains tremblaient en détachant sa ceinture, et il lui fallut tout son self-control pour s’effeuiller avec la lenteur qu’Alice attendait. Après quelques minutes qui lui parurent une éternité, il s’allongea enfin sur le lit, les genoux ramassés sous lui, dans une étrange posture de prière. Cette pensée lui arracha un petit rire qui se transforma en glapissement lorsqu’Alice lui asséna une claque sur la fesse pour le rappeler à l’ordre.

« Est-ce que tu es prêt ? ». Le sourire qu’il pouvait entendre dans sa voix le réchauffa de l’intérieur, et il acquiesça.

« Tu sais que j’ai besoin que ton consentement soit verbal… »

« Oui, je suis prêt, Amour. Je sais que je peux dire Pause, ou Stop à n’importe quel moment, ou si je ne peux pas parler, taper sur la tête de lit pour signaler. » Les consignes avaient été fixées en amont, comme toujours.

Il sentit la main d’Alice lui caresser le bas du dos, puis le froid du lubrifiant qu’elle faisait couler depuis la naissance de ses fesses, le long de sa raie. Elle laissa courir son index sur les plis de son anus, le sentant frissonner sous la sensation nouvelle. Elle prit son temps, pressant délicatement, jusqu’à ce que la pointe de son index pénètre sans difficulté. L’effort la faisait transpirer, mais ce soir était pour lui avant tout. Tout son corps à elle, toute son attention était tournée vers ses réactions, de ses micro-mouvements à ses gémissements, tous les indicateurs qu’il en voulait encore et qu’il y prenait du plaisir.

Finalement, lorsqu’il n’en pût plus, il expira un simple « s’il te plaît », le signe qu’elle attendait.
Descendant du lit, Alice se plaça dans le champ de vision de Mica, faisant doucement remonter le tissu de sa baby doll pour la passer par dessus sa tête et dévoiler le gode-ceinture plaqué contre son pelvis.

La bouche de Mica s’entrouvrit en un O à la fois de surprise et d’impatience, et il hocha la tête, reprenant ses supplications de plus belle. Alice lui adressa un sourire rayonnant avant de reprendre sa place dans son dos, enduisant le sexe en silicone de lubrifiant pour faciliter la pénétration, puis le guida d’une main fébrile vers l’anus dilaté de son partenaire. La sensation était… enivrante, et elle poussa un soupir de soulagement lorsqu’elle fut enfoncée jusqu’à la garde. Glissant une main sous le ventre de Mica, elle tâta son érection, s’autorisant quelques mouvements de va-et-vient avec sa main, qu’elle se mit ensuite à reproduire sans force avec ses hanches. La voix de Mica lui parvint, rauque, d’entre les coussins où il avait enfoui sa tête.

« Amour… Plus fort… S’il te plaît… »

Elle ne pouvait rester insensible aux intonations de détresse dans sa voix et accéléra le mouvement, intensifiant la poussée, regardant comme hypnotisée le sexe en silicone glisser entre les fesses de son amant. Elle pouvait sentir l’excitation monter en elle et se demanda si la sensation de frottement pouvait suffire à la faire jouir elle aussi.

S’agrippant aux hanches de Mica, elle se laissa enfin aller, ondulant comme en transe, ses propres gémissements se mêlant aux cris d’extase de l’homme.

« Plus ! Plus ! » Plus de quoi, il ne semblait pas le savoir lui même, mais ses suppliques se faisaient de plus en plus fortes. Elle se pencha sur lui, tatonnant à l’aveuglette jusqu’à poser la main sur son pénis dur, le masturbant jusqu’à sentir la contraction familière qu’il était proche de l’éjaculation. Alors seulement elle s’autorisa à l’abandon, criant sa propre jouissance tandis qu’il se répandait sous leurs corps emmêlés, dans l’orgasme le plus puissant qu’il ait connu de sa vie.

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