C’est reparti pour un nouveau #DéfideVicky. Plutôt que de poster sur AO3 ou autre, j’ai décidé de poster ici !

Assise dans son carcan de métal, les jambes tendues devant elle, Alice rongeait son frein. Il faut dire qu’elle prenait la poussière sur son étagère, et de là où elle était, elle ne voyait pas grand-chose d’autre qu’une fenêtre obscurcie par des rideaux épais.
Elle entendait la vie qui se déroulait quelques étagères plus bas, les nounours régulièrement sortis pour être câlinés, les figurines avec lesquelles on pouvait jouer, et surtout, surtout, celle qu’entre tous elle jalousait : la ballerine qui vivait dans la boîte à musique.
Elle sentait son cœur se briser un peu plus à chaque fois que les notes aigrelettes résonnaient, douce mélodie accompagnée d’un concert d’exclamations émerveillées pour la prestation de la danseuse dans son tutu rose pailleté.
Elle se rappelait avec nostalgie de l’amour qu’on lui avait porté les premiers temps, à brosser ses boucles soyeuses en lui répétant combien elle était jolie avec ses grands yeux bleus frangés de longs cils, ses joues et ses lèvres délicatement rosées, et sa tenue élégante toute en dentelles et froufrous.
Puis les jours, les semaines, les mois avaient passés, et la vitrine s’était garnie de nouveaux habitants, plus doux, plus souples, plus interactifs. Elle était désormais la plus âgée, et celle qui présentait le moins d’intérêt.
Parfois, la nuit, elle rêvait, elle aussi, d’être une ballerine, de voir ses membres s’animer avec grâce, de fuir ce cercle de métal qui la retenait, la longue barre verticale qui lui tenait le dos droit.
Elle priait au faible rayon de lune qu’elle pouvait apercevoir, sa peau de porcelaine si froide que ses joues lui semblaient baignées de larmes.
« Demain, se disait-elle, demain je me réveillerai, et je pourrai danser. Demain, moi aussi je serai une ballerine, et je parcourrai le monde sur la pointe de mes souliers. Demain… »
Et la lune qui écoutait, décida qu’il était temps de rendre sa liberté à Alice.

Ah, la poupée de porcelaine… Un très beau classique <3 N'hésite pas à aller jusqu'au bout de ton récit, de pousser cette transformation jusqu'au bout, de façon à ce qu'elle soit confrontée au regard de la société (sa petite maîtresse, d'autres poupées, …) pour montrer à tes lecteurices que c'est un chemin qui peut être suivi.
Oui, j’avoue que j’ai un peu bâclé la fin hier soir parce que j’étais fatiguée, mais je poursuivrais bien l’histoire. D’ailleurs, j’avais une idée en tête pour tout le Défi. Idée peut-être née de mes soupçons sur tes typologies de consignes 😀