Écrire des romans. Je ne me suis jamais cachée du fait que je trouvais l’exercice difficile. Je viens de la poésie, des textes courts, du one shot, et je n’avais jamais ne serait-ce qu’envisagé d’écrire un roman, à part peut-être cet ambitieux projet quand j’avais 11 ans, mais que je pensais d’ailleurs plus en terme de scénario que de roman.
Bref, voilà déjà que je m’égare. La force de l’habitude : j’ai enfin pris le pli d’en écrire des tartines. Mais revenons au sujet de cet article :
Comment est-ce que j’écris mes romans ?
Je ne suis pas vraiment de la team « planner« . Je n’aime pas organiser mon histoire, avoir un plan pertinent et conçu de A à Z avant d’écrire. Pour la simple et bonne raison que, bien souvent, ça part en vrille à un moment donné. Et j’aurais tendance à perdre mes moyens parce que mes personnages n’en font qu’à leur tête !
Planner – Quelqu’un qui planifie, organise ses notes, pose un cadre avant le début de l’événement, selon différents degrés. Les Planners ont souvent des tonnes des notes, et ne peuvent pas commencer sans que tout soit prêt.
J’ai donc plus généralement tendance à improviser. J’aime avoir une idée de base, je peux pousser le vice à la peaufiner un peu, histoire de plus ou moins savoir où je vais, mais en me laissant suffisamment de latence pour garder ouvert le champ des possibles.
Je m’imagine quelque part entre le « plantser » et le « pantser« .
Pantser – Quelqu’un qui se lance sans aucune planification, ni même les contours de leur roman. Même si certain-e-s ont une vague idée, d’autres ne savent même pas quel genre de roman ils/elles vont écrire avant de se jeter à l’eau.
Plantser – Mot-valise combinant Pantser et Planner, le ou la Plantser aura généralement une idée, et aura peut-être fait quelques recherches pour leur futur roman, mais se laissera porter lorsqu’il s’agira d’écrire.

Mais alors… Comment est-ce que je trouve mes idées ?
Je n’aime pas me cantonner à un seul genre. J’aime toutes sortes d’histoires, et ça se reflète souvent dans mon écriture. Souvent, j’aime que le point de départ de l’idée soit très organique. Quelque chose que j’ai laissé pousser sans m’en rendre compte dans un coin de mon esprit.
Ce n’est pas toujours le cas. « Le Balcon« , par exemple, a été écrit pour exorciser ma propre histoire (spoiler : ça n’a pas si bien fonctionné, mais la thérapie aide). « L’Aventure Mystique » était la réécriture, cette fois-ci en allant au bout, de ce fameux projet qui était né au collège avec ma meilleure amie.
« Science Etrange« , est parti d’un prompt fourni par un bot sur Discord, vers lequel m’a poussé Onirie.
« L’Aventure spatiale » est né d’une série de textes pour le Writober. J’avais trouvé ce challenge sur Twitter, j’ai commencé à écrire un one shot par jour sur le thème donné, et ai vite réalisé que certains thèmes me permettaient de faire revenir les mêmes personnages. Je suis tombée en amour avec eux et cette histoire, et j’ai décidé de la transposer en roman.

Mon projet de novembre 2022
On en vient enfin à ce qui va occuper plusieurs articles, parce que j’ai envie de raconter ma progression. Mon projet de novembre 2022. Je suis restée en panique un long moment depuis novembre 2021 : pour la première fois depuis longtemps, il me semblait que je n’avais plus aucune histoire en moi. Je me sentais vide, sans imagination. Epuisée. Pas à la hauteur du défi qui arrive à vitesse grand V.
Puis il y a eu cette conversation avec ma Vicky Saint-Ange adorée (cette femme est une incroyable magicienne qui est devenue très vite un pilier de mon quotidien. Jolème). Rien à voir avec l’écriture, à vrai dire. On parlait de théories du complot entourant la famille royale britannique, y allant bon train de nos propres théories, avec une sorte de malice de laisser notre imagination se lancer à plein galop. C’était la première petite graine qui a commencé à germer dans mon esprit, sans que je le réalise.
« Hé, mais ça ferait une bonne histoire quand même. En le transposant sur une famille royale fictive parce qu’on ne veut pas d’embrouilles, mais quand même… »
Puis il y a eu, pendant ce Camp de Juillet, le Défi Ecriture Sexy, toujours orchestré par Vicky Saint-Ange. L’une des consignes m’a inspirée un personnage : la Princesse Consuela, jeune femme sulfureuse à la sexualité libérée, qui défie les conventions liées à son rang, entre indifférence et rébellion.
Vicky m’a dit « ce personnage a un vrai potentiel à développer ». Et je tenais soudain une deuxième graine d’idée qui ne demandait qu’à germer.
Le reste, vous l’aurez sûrement déduit par vous-mêmes… La Princesse Consuela est le centre de ma famille royale. Je n’ai plus qu’à inventer les autres membres de ma royauté, leurs histoires, les drames qui ne manqueront pas de les traverser… Et je tiens là le sujet de mon roman de novembre 2022 !
La suite ? Je vous la raconte au prochain article.
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